Psychologie cognitive

5 astuces pour favoriser la mémorisation

fonctionnement de la mémorisation

Mon expérience dans l’accompagnement des jeunes m’a montré que souvent ils ne connaissent pas le fonctionnement de leur mémoire et ne savent pas l’utiliser avec efficience. Avec l’évocation des différents systèmes mnésiques, je vous donnerai 5 astuces pour favoriser la mémorisation.

 

1 – La mémoire à très court terme : les mémoires sensorielles

 

Les mémoires sensorielles étant la porte d’entrée dans le parcours mémoriel, il est très important de les développer afin que la captation de l’information soit optimale.

 

  • LA MÉMOIRE VISUELLE :  La pratique du mind mapping permet d’exercer la mémoire visuelle et permet l’intégration des notions, notamment lorsque les cours sont denses.
  • LA MÉMOIRE AUDITIVE : Pratiquer l’écoute active favorise le développement de cette mémoire sensorielle : pour cela, on peut s’amuser à percevoir la structure d’un morceau de musique, à discerner des éléments d’un son de plus en plus petit, à pouvoir isoler ces éléments.
  • LA MÉMOIRE KINESTHÉSIQUE : Pour favoriser cette mémoire, on se sert du corps en mouvement. Je vous invite à faire un petit exercice : croiser votre cheville gauche sur la droite, puis étendez vos bras et croiser votre poignet gauche sur le droit ; entrelacez alors vos doigts et faites passer vos mains vers la poitrine. Maintenez cette position pendant une minute, en respirant confortablement, avec les yeux fermés et le bout de la langue contre le palais. Décroisez vos chevilles et placez les deux pieds sur le sol. Placez l’extrémité de vos doigts à la hauteur de votre poitrine et respirez profondément pendant encore une minute, à nouveau en fermant les yeux pour obtenir une expérience de complète de relaxation. Pratiquer ce type de mouvement durant quelques minutes par jour (à la maison ou en classe) peut faire une grande différence dans la manière d’apprendre, de ressentir, de réfléchir et de se rappeler.

Ces mémoires sensorielles sont des perceptions très brèves. Elles ne se fixent pas dans le système mnésique. Pour favoriser l’encodage et le stockage, le rôle de la mémoire de travail est primordial.

 

2 – La mémoire à court terme : la mémoire de travail

 

La mémoire de travail est l’espace psychique dans lequel on réfléchit. S’entraîner à faire du calcul mental permet de la développer et d’effectuer une tâche cognitive complexe sans la saturer.

Elle est le lien avec la mémoire à long terme.

 

3 – La mémoire à long terme

 

  • LA MÉMOIRE DÉCLARATIVE : Ce sont des connaissances stockées de façon explicite et consciente, comme les souvenirs d’événements vécus (mémoire épisodique) ou les connaissances acquises à l’école (mémoire sémantique).
  • LA MÉMOIRE PROCÉDURALE : Ce sont des acquis conservés de manière automatique, comme faire du vélo, ses lacets, conduire…

 

Afin de maintenir les informations dans la mémoire à long terme, il est nécessaire de les répéter. Ainsi, faites-vous un planning de révision des notions ; au début il faut que la répétition soit fréquente puis de plus en plus espacée. Pensez à un chemin dans la nature : plus on passe sur le chemin, plus celui-ci est praticable ; si on n’ y va pas pendant une durée trop longue, ce chemin est envahi d’herbes et de branches qui ont poussé.

 

Pour terminer, prenez du plaisir à mémoriser vos cours. C’est important ! Pour cela, n’hésitez pas à avoir recours à des astuces de mémorisation qui vous conviennent et sont adaptées à votre profil cognitif afin d’être plus efficace dans vos stratégies d’apprentissage. Ainsi, votre travail personnel, loin d’être une corvée à effectuer, sera plaisant pour vous 🙂

Si vous en éprouvez le besoin, je peux vous accompagner sur ce chemin de la mémorisation !

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